
Les populations sous-bancarisées regroupent les personnes durablement exclues de l’accès aux services financiers essentiels en raison de barrières telles que des coûts élevés, l’éloignement géographique, des critères d’éligibilité stricts ou des contraintes institutionnelles. Ces groupes rencontrent souvent d’importantes difficultés, voire une absence totale d’accès à des comptes, moyens de paiement, solutions d’épargne ou de crédit. Il convient de préciser que la sous-bancarisation ne signifie pas nécessairement pauvreté : cela traduit plutôt une inadéquation ou un coût excessif des services existants. Sont concernés, par exemple, les personnes dépourvues de compte bancaire, celles pour lesquelles les transferts internationaux sont prohibitifs, ou encore celles dont l’accès aux services financiers est restreint à certains horaires ou lieux spécifiques.
Le Web3 repose sur des principes d’ouverture, de programmabilité et d’accessibilité mondiale. Pour les populations sous-bancarisées, il ouvre la perspective de nouveaux moyens de paiement, de stockage ou de prêt autrefois inaccessibles. Selon le Findex de la Banque mondiale (2021), environ 1,4 milliard d’adultes dans le monde ne disposent toujours pas de compte bancaire. D’après la base Remittance Prices Worldwide de la Banque mondiale, le coût moyen d’un transfert international de 200 $ en 2023 s’élevait à environ 6 %. De tels coûts et obstacles font de ces groupes une priorité pour l’innovation Web3.
Les causes de la sous-bancarisation sont multiples : éloignement géographique et rareté des points de service ; frais élevés et conditions strictes ; absence de documents ou difficultés de vérification d’identité ; horaires restreints et limitations des opérations transfrontalières ; manque de compétences numériques ou infrastructures Internet défaillantes. Dans certains contextes, même avec un accès mobile et Internet, l’ouverture d’un compte classique implique encore des démarches longues et en présentiel, laissant les besoins de paiement et d’épargne non satisfaits sur de longues périodes.
La blockchain s’apparente à un registre public — accessible à tous et difficilement falsifiable — comparable à un tableur numérique partagé retraçant la propriété des actifs. Un portefeuille numérique équivaut à un trousseau : posséder la « clé privée » revient à détenir la clé de ses actifs on-chain. Sa perte entraîne la perte totale d’accès, d’où l’importance de sauvegarder et sécuriser ses clés privées.
La DeFi désigne un ensemble de services financiers sur réseaux ouverts, permettant d’accéder directement à des paiements, à l’épargne ou au crédit via un portefeuille — sans validation centralisée. Pour les paiements, les travailleurs migrants peuvent transférer des actifs numériques à leurs proches avec des délais réduits et des frais moindres. Pour l’épargne, les sous-bancarisés peuvent utiliser des « stablecoins » — jetons numériques indexés sur des monnaies fiduciaires (par exemple des dollars numériques) — pour les transactions courantes et le stockage de valeur. Côté crédit, certains protocoles proposent des options garanties ou de micro-liquidité, mais il est essentiel d’analyser attentivement taux d’intérêt et risques associés.
Étape 1 : Créer un compte et réaliser la procédure KYC. Le KYC (Know Your Customer) correspond à la vérification d’identité requise par la plateforme, impliquant en général des pièces officielles et la reconnaissance faciale pour satisfaire aux normes de conformité et de lutte contre la fraude.
Étape 2 : Déposer ou acheter des cryptos. Il est possible d’acquérir des cryptos avec une devise locale ou via le trading P2P, en échangeant des moyens de paiement locaux contre des stablecoins sur la plateforme. Toujours vérifier les contreparties et les alertes de la plateforme.
Étape 3 : Acheter des stablecoins. Les options courantes incluent USDT et d’autres pour les règlements et transferts internationaux. Examiner tarifs, frais de transaction et montants minimums avant toute opération.
Étape 4 : Retirer les actifs vers un portefeuille en auto-conservation. Le retrait consiste à transférer les fonds de la plateforme vers un portefeuille personnel. Il faut choisir un réseau et régler les « frais de gas » — les frais de traitement imposés par la blockchain.
Étape 5 : Mettre en place les protections de sécurité essentielles. Activer l’authentification à deux facteurs, enregistrer les adresses de retrait, sauvegarder la phrase de récupération du portefeuille, contrôler régulièrement frais et plafonds de retrait. Gate propose aussi des outils de gestion de patrimoine pour la gestion de soldes à faible risque ; il convient toutefois de bien comprendre l’origine des rendements et les éventuelles conditions de blocage.
Le principal atout des stablecoins réside dans la stabilité de leur valeur par rapport aux monnaies fiduciaires, ce qui facilite les transactions courantes et les transferts internationaux tout en limitant l’incertitude liée à la volatilité. Les risques incluent la perte d’ancrage (décorrélation temporaire du cours), les risques liés à l’émetteur ou à la conservation, les évolutions réglementaires et les différences techniques entre réseaux. Par exemple, en période de tension sur les marchés ou d’événements externes, un stablecoin peut perdre temporairement son ancrage ; il est donc recommandé de prévoir des alternatives et plusieurs voies de conversion.
La sécurité des fonds est essentielle : il faut protéger la clé privée de son portefeuille et éviter de concentrer tous ses actifs sur une seule plateforme ou un seul réseau. Se méfier des promesses de rendements élevés et des applications ou arnaques frauduleuses. La conformité et la fiscalité sont également cruciales : chaque pays applique ses propres règles concernant les actifs numériques et leurs obligations déclaratives. Effectuer le KYC et respecter la réglementation anti-blanchiment sont des étapes indispensables sur la plupart des plateformes. Pour les transferts internationaux, il convient de vérifier la législation locale et les plafonds pour éviter toute infraction involontaire.
Les populations sous-bancarisées sont celles durablement exclues par les obstacles et coûts élevés des services financiers classiques. Les technologies Web3 — blockchain, portefeuilles, stablecoins, DeFi — offrent de nouvelles solutions pour accéder plus facilement aux paiements, à l’épargne et aux transferts internationaux. Concrètement, il est possible de valider son identité sur Gate, d’acheter des stablecoins, de transférer des fonds vers un portefeuille personnel, puis d’utiliser les services on-chain selon ses besoins. Il reste toutefois essentiel de surveiller frais, volatilité, obligations réglementaires, risques de confidentialité, et d’adopter de bonnes pratiques de sécurité comme les sauvegardes régulières — en développant progressivement ses compétences numériques pour transformer ces solutions en services fiables au quotidien.
Les populations sous-bancarisées regroupent les personnes disposant d’un accès limité aux services financiers de base — y compris les non bancarisés (sans compte bancaire), les titulaires de comptes restreints ou ceux bénéficiant de services financiers de faible qualité. Les non bancarisés constituent donc un sous-ensemble des sous-bancarisés ; la catégorie plus large inclut aussi ceux qui, bien que titulaires d’un compte, ne peuvent pleinement utiliser les services financiers pour des raisons géographiques, de coût ou de réglementation. La blockchain offre à ces groupes des alternatives en contournant les intermédiaires financiers traditionnels.
Les principaux obstacles sont : l’éloignement des zones mal desservies par les banques ; des exigences élevées à l’ouverture de compte ; des coûts d’exploitation qui dissuadent les banques de servir certaines communautés ; et des politiques KYC strictes excluant certains profils. S’ajoutent des frais de transfert élevés et des taux d’intérêt de prêt excessifs. À l’échelle mondiale, ces barrières font qu’environ 1,7 milliard d’adultes n’ont pas de compte financier de base. Les technologies Web3 offrent de nouvelles opportunités grâce à un accès peu coûteux et sans autorisation préalable.
Oui, mais il est essentiel d’en comprendre à la fois les avantages et les limites. Les cryptomonnaies peuvent offrir aux sous-bancarisés des solutions de préservation de valeur (contre l’inflation), des transferts internationaux abordables (réduction des coûts) et un accès au microcrédit — avec des exemples concrets déjà déployés dans certains pays. Les défis restent toutefois réels : forte volatilité, accès réseau irrégulier, absence de protection réglementaire, risque élevé d’arnaques. Il est conseillé de commencer par de petits montants, de privilégier les stablecoins pour limiter les risques, et de rester prudent face aux projets promettant des rendements garantis.
En tant que plateforme conforme, Gate impose la vérification KYC à tous ses utilisateurs — une protection à la fois pour les avoirs et la légalité de la plateforme. Les sous-bancarisés peuvent toutefois recourir à des alternatives comme le trading peer-to-peer (P2P) — plus risqué mais avec moins de barrières — ou à l’auto-conservation via des portefeuilles froids. Il est recommandé de réaliser la vérification de base sur Gate pour plus de sécurité, et de vérifier la législation locale sur l’usage des cryptoactifs.
Les principaux risques sont : projets frauduleux (systèmes pyramidaux promettant des gains élevés), fuite de clé privée entraînant le vol d’actifs, insolvabilité ou disparition d’une plateforme, volatilité extrême occasionnant des pertes en capital. Conseils de sécurité : n’utiliser que des plateformes fiables comme Gate ; privilégier les portefeuilles matériels pour l’auto-conservation ; commencer par de petits montants pour se former ; ne jamais partager clé privée ou phrase de récupération ; se méfier des produits promettant des rendements constants. Règle d’or : seuls ceux qui détiennent leur clé privée sont réellement propriétaires de leurs actifs.


