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Comment les $150 milliards de liquidations de dérivés cryptographiques en 2025 ont remodelé le risque du marché
Le marché des dérivés cryptographiques de 2025 a connu un moment décisif lorsque les liquidations forcées ont atteint 150 milliards de dollars tout au long de l’année — un chiffre qui mérite une analyse approfondie plutôt qu’une simple panique superficielle. Selon les données de CoinGlass, cette activité massive de compensation reflète quelque chose de bien plus systématique que le chaos : c’est une caractéristique structurelle d’un marché où les dérivés sont devenus le mécanisme dominant de découverte des prix. Pour comprendre ce que cela signifie, il faut examiner l’anatomie de cette crise à travers les événements d’octobre qui ont cristallisé des années de tensions accumulées.
La Crise d’Octobre : Quand 19 milliards de dollars ont disparu en deux jours
Le moment clé est arrivé les 10-11 octobre 2025, lorsque environ 19 milliards de dollars de positions ont été soumis à une liquidation forcée — dont 85 % à 90 % représentaient des positions longues prises à contrecœur lors d’un retournement soudain. Il ne s’agissait pas d’un pic isolé mais de l’aboutissement d’un positionnement excessif qui s’était construit tout au long de l’année. L’intérêt notionnel ouvert sur Bitcoin avait culminé à 235,9 milliards de dollars le 7 octobre, quelques jours avant le retournement, lorsque le BTC avait touché 126 000 $. Cette combinaison d’un intérêt ouvert record, de positions longues sursaturées sur des altcoins à petite capitalisation avec un levier extrême, et des annonces de politique tarifaire de Trump a créé une tempête parfaite que le marché n’a pas pu absorber en douceur.
La liquidation s’est produite rapidement. En seulement deux jours, le Bitcoin a connu des baisses de 10-15 %, tandis que la plupart des contrats à perpétuité sur altcoins ont chuté de 50-80 % — un écart de gravité qui a révélé la fragmentation du marché. Le contexte plus large permet de quantifier l’ampleur : avec un volume total de dérivés en 2025 de 85,7 trillions de dollars (en moyenne 264,5 milliards de dollars par jour), un chiffre de liquidation annuel de 150 milliards de dollars peut initialement sembler proportionnel. Pourtant, concentrés sur des événements spécifiques, ces fermetures forcées illustrent comment l’architecture du marché crée des conditions propices à des défaillances en cascade.
Le Mécanisme en Cascade : Comment l’ADL transforme la crise en contagion
Sous la surface des liquidations se cache un problème structurel plus inquiétant : la machine d’amplification du risque intégrée dans les échanges de dérivés modernes. Lorsque les marchés fonctionnent normalement, les fonds d’assurance absorbent les pertes de liquidation comme un coût d’exploitation. Mais en situation de stress extrême, le système d’urgence d’Automatic Deleveraging (ADL) s’active — et c’est là que le mécanisme inverse sa fonction initiale.
L’ADL ferme de force des positions courtes rentables et des positions de market-maker pour répondre à la demande de liquidation forcée lorsque la liquidité s’évapore. Cela crée une structure d’incitation perverse : des positions qui servaient de couverture deviennent soudainement des pertes, neutralisant des stratégies neutres au marché et déclenchant des liquidations secondaires. Le schéma devient auto-renforçant — chaque vague de fermetures forcées pousse les prix encore plus bas, déclenchant de nouvelles activations d’ADL, qui à leur tour font baisser les prix. Les actifs à petite capitalisation ont été les plus touchés, connaissant une spirale descendante où être rentable un instant devenait catastrophique le suivant.
Ce vortex « prix de liquidation — nouvelle liquidation » représente le vrai risque des événements de compensation de 2025. Ce n’était pas tant le nombre brut de positions liquidées qui comptait, mais le mécanisme par lequel ces liquidations détruisaient les couvertures protectrices et transformaient la gestion passive du risque en une destruction active du marché.
L’architecture du marché a amplifié les dégâts : concentration des plateformes et lacunes infrastructurelles
La concentration du risque sur quelques plateformes a considérablement aggravé la contagion. Les quatre principales bourses de dérivés contrôlaient 62 % du volume mondial, ce qui signifie que des logiques similaires de réduction du risque et des seuils d’ADL comparables ont été déclenchés presque simultanément sur ces plateformes dominantes. Lorsqu’elles ont toutes commencé à désengager leurs positions en même temps, le résultat n’a pas été une liquidation dispersée efficace, mais une vente coordonnée que aucun marché ne pouvait absorber en douceur.
Les goulets d’étranglement infrastructurels ont renforcé ce risque de centralisation. Les ponts cross-chain entre blockchains et les canaux de conversion fiat on/off-ramp sont devenus congestionnés sous la demande soudaine de transfert de fonds. Les traders tentant de déplacer leur capital entre plateformes pour exploiter des arbitrages ont trouvé leurs voies encombrées, détruisant la valve de liquidité qui permet normalement aux prix de se normaliser. Avec des stratégies d’arbitrage bloquées, les écarts de prix entre les plateformes se sont considérablement creusés, fragmentant davantage le marché et empêchant une découverte efficace des prix.
Que signifie réellement 150 milliards de dollars : un avertissement structurel, pas un simple désordre
La question qui sous-tend cette discussion — que signifie 150 milliards de dollars de liquidations pour le marché ? — invite une réponse contre-intuitive. Ce chiffre énorme est moins un symbole de chaos que le record historique d’une aversion au risque. La crise de 2025, malgré sa gravité, n’a jamais déclenché la réaction en chaîne de défauts qui aurait pu faire tomber les principaux opérateurs d’échange. Mais cette quasi-catastrophe porte une leçon sévère.
Les événements d’octobre et la cascade de liquidations de l’année ont mis en lumière des vulnérabilités architecturales fondamentales : une dépendance excessive à un petit nombre de plateformes, un surendettement endémique atteignant des extrêmes dangereux, et des mécanismes d’amplification du risque qui transforment des corrections de prix en contagion financière. Notre capacité à naviguer en 2025 sans collapse systémique a été une chance plutôt qu’une fatalité.
En entrant en 2026, le défi est clair : empêcher la répétition de ces dynamiques nécessite non seulement un renforcement de la gestion des risques, mais aussi une refonte des mécanismes et un changement de culture vers un levier rationnel. Les 150 milliards de dollars en positions liquidées en 2025 doivent rester comme un rappel permanent que la structure compte plus que la taille — et que chaque jour sans défaut catastrophique ne signifie pas que le système est sain, mais simplement que nous n’avons pas encore affronté le test qui le briserait.