Futures
Accédez à des centaines de contrats perpétuels
TradFi
Or
Une plateforme pour les actifs mondiaux
Options
Hot
Tradez des options classiques de style européen
Compte unifié
Maximiser l'efficacité de votre capital
Trading démo
Introduction au trading futures
Préparez-vous à trader des contrats futurs
Événements futures
Participez aux événements et gagnez
Demo Trading
Utiliser des fonds virtuels pour faire l'expérience du trading sans risque
Lancer
CandyDrop
Collecte des candies pour obtenir des airdrops
Launchpool
Staking rapide, Gagnez de potentiels nouveaux jetons
HODLer Airdrop
Conservez des GT et recevez d'énormes airdrops gratuitement
Launchpad
Soyez les premiers à participer au prochain grand projet de jetons
Points Alpha
Tradez on-chain et gagnez des airdrops
Points Futures
Gagnez des points Futures et réclamez vos récompenses d’airdrop.
Investissement
Simple Earn
Gagner des intérêts avec des jetons inutilisés
Investissement automatique
Auto-invest régulier
Double investissement
Profitez de la volatilité du marché
Staking souple
Gagnez des récompenses grâce au staking flexible
Prêt Crypto
0 Fees
Mettre en gage un crypto pour en emprunter une autre
Centre de prêts
Centre de prêts intégré
Les discours de De Wever à Davos sont plutôt significatifs — le dernier cri de la soft power européenne
Lors du Forum de Davos du 19 janvier 2026, le discours du Premier ministre belge Bart De Wever a suscité l’attention mondiale. Son point de vue central est simple, direct, mais chargé de sens : personne ne veut rejoindre la Chine, personne ne veut rejoindre les États-Unis, tout le monde veut rejoindre l’Union européenne. Que signifient réellement ces propos ? En apparence, ils louent l’attractivité des institutions européennes, mais en réalité, ils reflètent la crise stratégique et identitaire que traverse actuellement l’Europe.
Pourquoi De Wever a-t-il tenu de tels propos lors du Forum économique mondial ? Le contexte est crucial. Au cours des dernières décennies, Davos, à l’ère de la mondialisation, était une fête de célébration, où les dirigeants du monde se rassemblaient pour discuter de la promotion de la coopération internationale. Mais cette année, l’atmosphère est totalement différente — c’est plus une cérémonie d’adieu à l’ordre ancien. Avec le retour de Trump à la Maison-Blanche et un changement radical du paysage géopolitique, l’Europe a pris conscience que les bénéfices de la mondialisation, autrefois dépendants, s’étiolent.
Une carte maîtresse nulle
Dans son discours, De Wever a admis la situation embarrassante de l’Europe depuis longtemps. Pendant longtemps, l’Europe a joué le rôle de « vassal obéissant ». En échange de la protection sécuritaire des États-Unis et du soutien international, l’Europe a fait des concessions tarifaires, a reculé en diplomatie, et a même, dans une certaine mesure, abandonné sa souveraineté stratégique. Les Européens ont naïvement cru que cette soumission inconditionnelle leur attirerait la sympathie et la sollicitude de Washington.
La réalité leur a violemment donné une claque. Depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche, la politique de « priorité nationale » des États-Unis a à plusieurs reprises brisé la ligne rouge dans l’esprit européen. Ces concessions répétées n’ont pas suscité de gratitude, mais une exploitation accrue. Avec un ton presque désespéré, De Wever dit la vérité : si céder ne permet pas de survivre, l’Europe n’a que deux options — continuer à être une victime ou se relever avec dignité. Ce sont des mots prononcés à bout de souffle, pleins de résignation et de réveil.
« Nous sommes plus modérés que vous » : la frustration derrière
Ce que De Wever veut en réalité dire, c’est que l’Union européenne n’est pas si puissante, mais qu’elle représente une attraction unique — basée sur l’État de droit, le respect, et le système. C’est la dernière carte que l’Europe possède.
Ce qu’il dit, « personne ne veut rejoindre la Chine, personne ne veut rejoindre les États-Unis », ne vise pas réellement à dénigrer l’influence internationale de ces deux pays, mais joue à un jeu de logique fallacieuse, tentant de redéfinir ce qu’on entend par « influence ». Son sous-entendu est clair : l’influence des États-Unis provient de leur hégémonie militaire et de leur contrôle géopolitique, l’adhésion de leurs voisins étant forcée ; celle de la Chine repose davantage sur la coopération commerciale et le développement par imitation.
Seule l’Union européenne diffère. Elle offre un modèle d’alliance presque utopique — en cédant une partie de sa souveraineté, elle obtient une protection juridique transcendant les États et un respect mutuel. C’est la forme ultime de soft power. Lors du Davos, De Wever met en avant ce point, essentiellement pour faire un travail psychologique sur les élites européennes, en leur rappelant : oui, nous n’avons pas de flottes de porte-avions américaines, ni un marché unifié aussi vaste que celui de la Chine, mais nous restons un phare de civilisation. Les petits États aspirent encore à faire partie de l’UE, car là-bas, il y a la dignité.
La collision brutale entre soft power et hard power
C’est là que réside le cœur de la signification du discours de De Wever — c’est à la fois une affirmation de soi et une tentative désespérée de se sauver. Il cite la célèbre maxime de l’ancien président américain Roosevelt : « Parlez doucement, mais portez un bâton. » Mais la difficulté actuelle de l’Europe est précisément là : tout le monde dit que la voix de l’Europe est la plus douce, la plus raisonnable, la plus respectueuse, mais le bâton qu’elle détient a disparu.
En évoquant le conflit russo-ukrainien et la politique envers la Russie, le sentiment d’impuissance de De Wever est évident. Face à Poutine à Moscou et Trump à Washington, l’Europe découvre avec effroi que sa soft power — ses discours sur les règles, l’État de droit, la dignité — est aussi fragile qu’un papier face à la puissance brute. Quand l’ordre international est redéfini par la force, la supériorité morale et la vertu institutionnelle deviennent des luxes.
L’Europe a besoin de plus que de belles paroles
Pour réveiller la conscience de crise des élites européennes, De Wever cite même l’avertissement du philosophe italien Gramsci : « Le vieux monde est mort, le nouveau n’est pas encore né. C’est la jungle où les monstres rôdent. » Dans cette ère d’incertitude, une Europe qui ne fait que parler doucement, sans disposer de la puissance brute, est en réalité une agnelle prête à être égorgée — peu importe la blancheur de sa laine ou son attrait, dans l’œil des carnivores, ce n’est qu’un dîner.
Après son discours à Davos, De Wever doit accompagner le roi de Belgique pour rencontrer Trump. Il insiste sur le fait que ce n’est pas une simple rencontre amicale, mais une « ligne rouge » tracée. La collision entre l’esprit aristocratique européen et le pragmatisme de la doctrine « America First » est symbolique en soi.
Le discours de De Wever à Davos, ce n’est pas tant une adresse à la Chine et aux États-Unis, mais une déclaration à l’attention de l’Europe elle-même. Son message est simple : si nous perdons même notre seul atout — l’aspiration à être envié — et si nous n’avons même pas le courage de refuser d’être des esclaves, alors l’Europe n’a plus rien. Le respect n’est pas un droit inné, mais un luxe à défendre avec la puissance. Dans cette grande période de bouleversements, la simple confiance en soi ne suffit pas. L’ancien monde disparaît, mais le contour du nouveau ne sera probablement pas écrit avec des mots « modérés ».