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Les prix mondiaux du sucre sous pression en raison de la hausse record de la production en Inde
Les contrats à terme sur le sucre dévissent dans un contexte de surplus d’offre qui menace de maintenir les prix sous pression à court terme. À la mi-février 2026, le NY World Sugar #11 (SBH26) a reculé de 0,02 cent (−0,14 %), tandis que le White Sugar #5 (SWK26) de Londres a chuté de 0,90 cent (−0,22 %). La principale cause en est l’Inde, deuxième plus grand producteur mondial de sucre, qui inonde le marché avec une production record faisant baisser les prix mondiaux.
La production indienne explose pour faire baisser les marchés mondiaux
L’Indian Sugar and Bio-energy Manufacturers Association (ISMA) prévoit une production de sucre en 2025/26 de 29,3 millions de tonnes métriques (MMT), soit une hausse de 12 % par rapport à l’année précédente. Cette accélération est alimentée par des conditions de mousson favorables et une extension des surfaces cultivées en sucre à travers le sous-continent. Le Foreign Agricultural Service du USDA envisage une projection encore plus optimiste, estimant la production indienne à 35,25 MMT pour 2025/26, soit une augmentation de 25 % par rapport à l’année précédente.
La dynamique de production s’est renforcée tout au long de la saison 2025/26. Jusqu’au 15 janvier, l’ISMA a indiqué que la production cumulée de sucre en Inde atteignait 15,9 MMT, en hausse de 22 % sur un an. Plus important encore, le gouvernement de New Delhi a approuvé en février 2026 l’exportation supplémentaire de 500 000 tonnes de sucre, en plus du quota d’1,5 MMT approuvé en novembre 2025. Ce changement de politique marque une rupture avec le système de quotas de 2022/23, initialement imposé après des pluies de mousson tardives qui avaient limité la production et les stocks domestiques. L’expansion de l’offre fait baisser les prix, car le sucre indien entre sur les marchés mondiaux en volumes plus importants.
Pour soutenir cette hausse des exportations, l’ISMA a également revu à la baisse ses estimations de sucre destiné à la production d’éthanol en Inde, passant de 5 MMT en juillet à 3,4 MMT. Cette réduction libère des stocks supplémentaires pour l’exportation, ce qui continue de faire pression sur la rentabilité des producteurs mondiaux hors du sous-continent.
Le Brésil et la Thaïlande empêchent un effondrement des prix
Si la hausse de la production indienne crée des vents contraires, la force de la monnaie brésilienne et la dynamique de production offrent un certain soutien aux prix. Le real brésilien a atteint mi-février un sommet de 1,75 an contre le dollar, ce qui décourage les exportations de sucre des principaux producteurs brésiliens et stabilise temporairement les prix. Cependant, cet avantage monétaire pourrait être de courte durée.
Les perspectives de production à court terme du Brésil montrent des signaux mitigés. Unica a indiqué qu’en janvier, la production de sucre dans la zone Centre-Sud a chuté de 36 % sur un an, pour seulement 5 000 MT. Cependant, la production cumulée pour 2025-26 jusqu’en janvier s’élève à 40,24 MMT, en hausse de 0,9 % par rapport à l’an dernier. Plus optimiste, le ratio de la canne broyée pour le sucre est passé à 50,74 % en 2025/26 contre 48,14 % en 2024/25, indiquant une concentration accrue sur la production de sucre.
Sur le long terme, le USDA prévoit une hausse de 2,3 % de la production de sucre brésilienne en 2025/26, atteignant un record de 44,7 MMT. Toutefois, le cabinet de conseil Safras & Mercado avertit que la production de 2026/27 pourrait diminuer de 3,91 %, à 41,8 MMT, contre 43,5 MMT prévu pour 2025/26, avec des exportations en baisse de 11 %, à 30 MMT.
La Thaïlande, troisième producteur mondial et deuxième exportateur, offre un soutien modéré. La Thai Sugar Millers Corp prévoit une augmentation de 5 % de la récolte 2025/26, à 10,5 MMT, tandis que le USDA estime une croissance de 2,3 %, à 10,25 MMT. Ces hausses, bien que significatives pour la Thaïlande, restent faibles face à la montée de la production indienne et n’ont que peu d’impact pour compenser le surplus mondial créé par l’augmentation des approvisionnements indiens.
Les perspectives de surplus mondial pèsent sur le marché
Plusieurs prévisionnistes anticipent des surplus mondiaux persistants qui maintiendront les prix sous pression. L’International Sugar Organization (ISO) prévoit un surplus de 1,625 MMT pour 2025-26, après un déficit de 2,916 MMT en 2024-25. L’ISO attribue ce retournement à l’augmentation de la production en Inde, en Thaïlande et au Pakistan, avec une croissance mondiale estimée à 3,2 %, atteignant 181,8 MMT en 2025-26.
Le rapport biannuel du USDA de décembre 2025 offre la perspective la plus large. L’agence prévoit une production mondiale record de 189,318 MMT pour 2025/26, en hausse de 4,6 % sur un an, tandis que la consommation humaine mondiale devrait augmenter de seulement 1,4 %, à 177,921 MMT. Crucialement, le USDA prévoit que les stocks mondiaux de fin d’année ne diminueront que de 2,9 %, à 41,188 MMT, une baisse modérée qui indique que des stocks abondants continueront de faire pression à la baisse sur les prix.
Le trader de sucre Czarnikow devient de plus en plus pessimiste, augmentant son estimation du surplus mondial pour 2025/26 à 8,7 MMT en novembre (contre 7,5 MMT en septembre). La société prévoit également un surplus de 3,4 MMT pour 2026/27. Les concurrents Green Pool Commodity Specialists et StoneX tablent respectivement sur des surplus de 2,74 MMT et 2,9 MMT pour 2025/26, confirmant un consensus large sur la persistance d’un environnement de surplus qui continuera à faire baisser les prix.
La position des fonds accentue la volatilité des contrats à terme sur le sucre
En coulisses, la position des fonds crée une pression technique qui amplifie la baisse des prix. Le rapport Commitment of Traders (COT) pour la semaine se terminant le 17 février révèle que les fonds ont renforcé leur position nette vendeuse sur les contrats à terme et options sur le NY sugar à un record de 265 341 contrats, le plus haut depuis le début de la collecte des données en 2006. Cette position excessivement courte crée un environnement sensible à une hausse rapide si le sentiment change, mais pour l’instant, l’exposition importante à la vente renforce le biais baissier.
Le pessimisme du marché s’est cristallisé le 12 février, lorsque les prix du sucre ont plongé à leur plus bas depuis 5,25 ans, en raison de la crainte que le surplus mondial persiste. La combinaison d’une production record en Inde, de stocks mondiaux abondants et d’une concentration des positions vendeuses des fonds crée une tempête parfaite qui a pesé sur l’ensemble du marché du sucre.
Perspectives : quand les prix se stabiliseront-ils ?
L’analyse fondamentale indique que les prix du sucre resteront sous pression en raison du déséquilibre entre l’offre et la demande. Avec l’augmentation des exportations indiennes, la production mondiale atteignant des niveaux record, et les surplus qui devraient perdurer jusqu’en 2027, le vent contraire structurel semble maintenu. À moins qu’une demande ne rebondisse fortement ou qu’une région productrice subisse un choc majeur de récolte, l’environnement de sous-cotation devrait perdurer au moins jusqu’à la mi-2026, voire en 2027.