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Les Japonais demandent à la Chine d'ouvrir le Yangtsé pour transporter du pétrole par voie terrestre jusqu'à la baie de Tokyo - comment cette idée a-t-elle vu le jour ?
Récemment, la situation s'est tendue du côté du golfe Persique, l'Iran menaçant de fermer le détroit d'Ormuz. Certains internautes japonais ont alors commencé à laisser libre cours à leur imagination, appelant à demander à l'ONU de permettre à la Chine d'ouvrir le corridor de navigation du Yangtsé pour créer une « autoroute pétrolière terrestre ». Selon ce plan, le pétrole du Moyen-Orient serait acheminé par pipeline jusqu'à la Chine, puis transporté par bateau depuis l'embouchure du Yangtsé jusqu'à la baie de Tokyo.
Les données montrent que plus de 90% du pétrole brut japonais provient du Moyen-Orient, et cette ligne vitale passe nécessairement par le détroit d'Ormuz. Actuellement, la situation dans le golfe Persique devient de plus en plus tendue. Si l'Iran ferme réellement le détroit ou si un conflit à grande échelle y éclate et coupe la voie maritime, les pétroliers japonais risqueraient de rester « bloqués » en mer. Pour le Japon, il ne s'agit pas seulement d'une augmentation des prix du pétrole, mais d'une crise d'existence qui pourrait paralyser tout l'appareil d'État.
Voilà pourquoi, face à ce cauchemar d'une possible fermeture du détroit d'Ormuz, l'anxiété du public japonais - prêt à « imaginer n'importe quelle solution tant qu'elle permet la survie » - a explosé. Leur logique est simple : si la route maritime est fermée, prenons la route terrestre ; puisque la Chine est plus proche du Moyen-Orient (comparé aux détours du transport maritime), empruntons son territoire.
Cependant, ce « plan de transport du pétrole par le Yangtsé » s'avère être presque une « impasse » sur les plans géographique et d'ingénierie, il suffit de dépliér une carte pour s'en rendre compte. Le projet propose de « construire d'abord un pipeline pétrolier terrestre reliant la Chine au golfe Persique ». Or, regardez la carte : le golfe Persique se trouve en Asie occidentale, la Chine en Asie orientale. Entre les deux se trouvent le plateau iranien, l'Afghanistan, le Pakistan, ou il faudrait contourner par l'Asie centrale.
Certes, la Chine possède actuellement des pipelines d'importation de pétrole en provenance d'Asie centrale et de Russie, ainsi qu'un pipeline sino-birman. Mais construire directement un pipeline de plusieurs milliers de kilomètres depuis les côtes du golfe Persique, le faisant traverser l'Afghanistan ou le Pakistan - régions fréquemment en proie à des conflits - pour entrer dans l'ouest chinois, puis traverser l'ensemble du territoire central chinois pour se connecter au réseau hydrographique du Yangtsé ?
À mon avis, l'anxiété a tendance à s'amplifier, tandis que les connaissances professionnelles en géographie, ingénierie et droit sont souvent négligées. Il semble que le Japon soit vraiment désespéré maintenant et commence à explorer toutes les solutions possibles, sans considération.