Le ratio or/argent atteint 50 : pourquoi ce métal devient un point de friction géopolitique

Silver a récemment accompli quelque chose de remarquable : le ratio or-argent est tombé en dessous de 50 pour la première fois depuis 14 ans. Ce n’était pas une transition douce. En seulement 50 jours, l’argent a augmenté de près de 80 %, surpassant l’or de 82 points de pourcentage — l’écart le plus large en deux décennies. Augustin Magnien, responsable du trading des métaux précieux chez Goldman Sachs, n’a pas mâché ses mots dans son évaluation : l’argent n’est plus en marge du commerce mondial et de la stratégie géopolitique. Il est désormais au centre de la scène.

En surface, cela ressemble à une simple histoire de rattrapage. Après tout, lorsque l’or domine, la réversion à la moyenne ramène souvent l’argent avec lui. La compression de 100:1 (en avril 2025) à 50:1 aujourd’hui suit des schémas historiques. Mais sous les chiffres, quelque chose de fondamental a changé.

Le métal derrière la révolution verte et le boom de l’IA

L’argent a cessé d’être de « l’or bon marché » au moment où le monde s’est lancé à fond dans l’électrification et l’intelligence artificielle. Ce métal possède un super-pouvoir : la conductivité électrique la plus élevée de tous les éléments sur Terre. Cela le rend irremplaçable dans les technologies qui transforment notre économie — véhicules électriques, panneaux solaires, puces semi-conductrices, et infrastructures de centres de données. Lorsque l’efficacité de la transmission électrique compte, lorsque la vitesse de traitement est primordiale, et lorsque la conversion d’énergie solaire guide des stratégies entières de réseau, l’argent devient essentiel, pas optionnel.

L’histoire de la demande industrielle est convaincante. Mais le récit d’investissement a aussi du mordant.

Deux forces puissantes qui entraînent la revalorisation

L’élan provient des extrémités opposées du spectre financier, créant un mouvement de pince difficile à inverser. Les banques centrales, guidées par leur instinct d’accumulation d’or, élargissent leurs portefeuilles de métaux précieux. Goldman Sachs prévoit que les achats d’or par les banques centrales atteindront en moyenne 70 tonnes par mois tout au long de 2026 — une hausse spectaculaire par rapport à la moyenne de 17 tonnes avant 2022. Cela crée un plancher pour l’ensemble du secteur des métaux précieux, soutenant à la fois l’or et l’argent.

Les investisseurs particuliers racontent une autre histoire. Les flux vers les ETF argent ont atteint des niveaux jamais vus depuis le début des années 2010, reflétant un capital frais provenant de traders pariant sur la renaissance industrielle de l’argent. La combinaison de la demande des banques centrales et de l’enthousiasme des particuliers a fait monter les prix spot à des niveaux qui n’étaient pas dans le radar il y a seulement quelques mois.

L’avertissement de Goldman Sachs : poursuivons-nous un mirage ?

Pourtant, la prudence a sa place à la table. Les analystes de Goldman ne rejettent pas le cas structurel de l’argent, mais ils soulignent un risque critique : les facteurs soutenant cette hausse pourraient manquer de durabilité. La volatilité du prix de l’argent dépasse de loin celle de l’or. Lorsqu’émergent des épisodes de surperformance comme celui-ci, le ratio or-argent tend à se compresser fortement — et tout aussi fortement, des retournements peuvent suivre. Acheter de l’argent à ces extrêmes historiques, lorsque le ratio or-argent est inférieur à 50, présente un profil risque-rendement qui met mal à l’aise de nombreux gestionnaires de portefeuille.

La question de valorisation que personne ne pose encore

Voici la question plus profonde qui distingue la thèse d’investissement de la fièvre spéculative : si l’argent représente vraiment « le métal critique du futur », le cadre de valorisation devrait-il être lié au cuivre plutôt qu’à l’or ? Le cuivre, après tout, se négocie en fonction des fondamentaux de la demande industrielle, des contraintes d’approvisionnement et des cycles économiques. L’argent aussi — mais depuis des décennies, il emprunte le langage de valorisation de l’or.

Si l’argent se libère de l’attraction gravitationnelle de l’or et se négocie selon des fondamentaux proches de ceux du cuivre, les prix actuels pourraient ne refléter qu’une reconnaissance partielle de ce changement. Le récit n’a pas encore entièrement intégré la revalorisation. Ou peut-être que le récit lui-même a pris de l’avance sur la réalité, devenant une partie de la bulle plutôt qu’un guide de la valeur.

Le ratio or-argent en dessous de 50 pourrait annoncer une nouvelle ère. Ou il pourrait marquer le point d’inflexion où les passionnés deviennent des porteurs de sacs.

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